La conjonction avec la tenue de la Conférence de Copenhague sur le climat induit à concentrer les travaux sur les engagements auxquels les différents pays s’apprêtent à souscrire.
Parmi les questions qui se posent, il y a celle de savoir si ces engagements seront bien à la hauteur des défis à relever. Il y a aussi celle de savoir si les territoires seront en mesure d’assumer la charge correspondante.
Comment apprécier « a priori » l’efficience des programmes territoriaux de réduction des gaz à effet de serre (GES) ?
Sur le plan méthodologique, cette situation rejoint celle des évaluations « ex ante » auxquelles les porteurs de programmes soutenus par des fonds européens commencent à être habitués, puisqu’il s’agit dans ce cadre de faire la démonstration de la pertinence des actions programmées avant même qu’elles ne soient engagées, ce qui nous éloigne beaucoup de la culture française de l’évaluation ex post. En l’occurrence (Copenhague), la difficulté sera cependant plus grande encore, puisqu’il s’agira de pratiquer des « évaluations prospectives » portant sur des programmes ayant une portée de 10 ou 20 ans.
Mais comment évaluer ex ante les impacts attendus à long terme ?
En outre, la pertinence de ces programmes de limitation des émissions de gaz à effet de serre (GES) relèvera non seulement de critères techniques mais également de paramètres relatifs à la qualité des actions d’information, de communication, de concertation, de formation et de mobilisation des acteurs des territoires, en un mot de paramètres de « participation ».
Ces Rencontres de Rueil-Malmaison, tout en s’adressant à un public de responsables et d’experts, sont également conçues pour intéresser les citoyens engagés dans la vie locale, par exemple à travers des comités de quartier, qui souhaitent s’impliquer dans les actions mises en œuvre par la collectivité pour lutter contre l’effet de serre.