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Comment évaluer un programme de santé publique ? L’exemple du plan Antibiotiques 2002-2007 en France

Ce travail constitue une expérience de recherche en santé publique unique sur un plan international qui pourrait servir d’exemple à l’évaluation d’autres programmes de santé publique de ce type dans le monde. Depuis le lancement du Plan national « Pour préserver l’efficacité des antibiotiques », marqué par la campagne "Les antibiotiques, c’est pas automatique", des chercheurs de l’Institut Pasteur et de l’Inserm collaborent avec la Caisse Nationale d’Assurance Maladie (CNAM) pour évaluer l’impact du plan sur la consommation d’antibiotiques des Français. Après avoir analysé près d’un demi-milliard de données collectées sur cinq ans (2002-2007), ils publient aujourd’hui leurs résultats dans PLoS Medicine.

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L’impact de la campagne nationale a été analysé dans l’unité de Pharmacoépidémiologie et maladies infectieuses dirigée par Didier Guillemot à l’Institut Pasteur (Inserm U657). Ce travail s’est basé sur les données individuelles des patients, informatisées et anonymes, provenant des remboursements des frais de santé de caisses d’assurance maladie.

Au final, ils ont observé entre 2002 et 2007 une baisse de 26,5% de la consommation hivernale d’antibiotiques, baisse atteignant 30,1% chez les enfants de moins de 6 ans et surtout une diminution de plus de 40% du lien entre syndromes grippaux et prescription d’antibiotiques.

Pour plus de détails, veuillez consulter le communiqué de presse de l’Institut Pasteur.

Des éléments du rapport sont disponibles, en anglais, sur le site de PLoS Medicine.